Il est écrit dans Avot de Rabbi Nathan que Rabbi Yohanan ben Zakaï avait l’habitude de dire : « si tu as une graine dans ta main et que quelqu’un te préviens que le messie est arrivé, reste là où tu es, plante la graine et, ensuite, tu peux partir en courant pour lui souhaiter la bienvenue ».
Il semblerait qu’il se soit mis d’accord avec Franz Kafka, quand il écrivait presque 2000 ans après dans ses « paraboles » que « le messie viendra seulement quand ce sera nécessaire ; il ne viendra que le jour après son arrivé. »
Tou Bichevat, prélude de cette époque messianique pléthorique de semences et de récoltes, nous fait revenir pour quelques instants dans ce jardin d’Eden duquel nous venons et vers lequel, depuis que nous en sommes sortis, nous essayons de retourner.