17 de Tamouz et 9 d’Av
Des jeûnes. Une manière de transiter la tristesse et les douleurs d’antan. Une façon de nous lier avec des sensations d'absence et de faim pour ce qui manque.
Ce qui a été perdu est à nouveau réédité dans chaque période de deuil, et s’imprègne de nos propres faiblesses et peurs, quand une fois de plus nous constatons ce qu’il y a d’éphémère dans le sanctuaire de l'existence, beaucoup plus fragile encore que les murs du Temple de Jérusalem.
Comment traverser un tel trajet ? En replaçant les quatre lettres du mot hébreu « EIH’A », ce terrible « comment ? » qui préface l'histoire de la souffrance des Lamentations. Cette question sans réponse se transformant en un AIEKA, dans
« Me voici ! » qui a caractérisé notre peuple depuis les douleurs les plus précoces.
Les questions sont peut-être éternelles. Mais les regrets, face à la présence, finissent par se diluer. Et le jeûne, arrive aussi à sa fin.